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Bibliothèque nationale de France, 1re édition de l’Observatoire du dépôt légal : données 2011 de l’édition

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La Bibliothèque nationale de France reçoit par dépôt légal tout document édité, importé ou diffusé en France. Le dépôt légal à la BnF est organisé pour permettre la collecte, la conservation et la communication au public de documents de toute nature afin de constituer une collection patrimoniale de référence. Cette mission fondamentale de la Bibliothèque que l’on doit à François Ier – qui par ordonnance de décembre 1537 enjoignit aux imprimeurs et libraires de déposer tout livre imprimé mis en vente dans le royaume - a traversé les siècles, les mutations sociales et les innovations technologiques successives pour couvrir de très nombreuses facettes du patrimoine français. Selon le Code du Patrimoine, sont en effet soumis au dépôt légal les livres, les périodiques, les documents cartographiques, la musique imprimée, les documents graphiques et photographiques, les documents sonores, les vidéogrammes, les documents multimédias, logiciels et bases de données et même, depuis 2006, les sites Web.

Par la profondeur historique des données qu’il rassemble et parce qu’elles recouvrent l’ensemble des secteurs de l’édition – professionnelle, associative, littérature grise, publications officielles… – le dépôt légal apparaît comme une précieuse source d’information sur les grandes évolutions de l’édition française. Ces chiffres et ces analyses, régulièrement rassemblés par la BnF à des fins de gestion de ses collections, sont aujourd’hui synthétisés et diffusés dans cet Observatoire. Cette nouvelle publication annuelle de la BnF est destinée aux chercheurs mais aussi à un plus large public, et vise à leur offrir une vue singulière sur la production éditoriale nationale : celle du dépôt légal.

L’Observatoire du dépôt légal se propose de présenter pour tous les supports documentaires et les secteurs de l’édition une synthèse des tendances observées par la BnF et un réservoir de données statistiques sur les éditeurs, les imprimeurs, les genres, les disciplines, les supports, les techniques… Plusieurs focus viennent compléter et illustrer ces données. Il ne s’agit pas pour la BnF de constituer une source exhaustive sur l’édition française mais plutôt de proposer une vision originale, propre au dépôt légal, qui viendra utilement compléter les analyses publiées par d’autres organismes publics et privés. Une des caractéristiques de cette vision du dépôt légal est que contrairement à la plupart des études statistiques sur l’édition, elle intègre dans un même panorama l’édition commerciale et ce qu’on pourrait appeler « les zones grises du patrimoine » (l’auto-édition, l’édition associative, la presse de la société civile…) pour les différents supports de publication.

La démarche se heurte bien sûr à quelques limites méthodologiques, liées à l’organisation même du dépôt légal à la BnF. Certains ensembles documentaires peuvent être ponctuellement sur ou sous-représentés dans les statistiques, avec un décalage dans le temps en fonction de la date effective du dépôt et des activités de veille conduites par la BnF auprès des éditeurs afin de combler des lacunes. Des écarts peuvent également être liés au délai de traitement pour les opérations d’enregistrement et de signalement dans le Catalogue général de la BnF et la Bibliographie nationale française. Pour aider le lecteur à ne pas sur-interprêter des écarts conjoncturels et l’inviter à regarder les tendances à moyen terme, l’Observatoire présente trois années de dépôt légal. Tous les documents ne sont pas non plus traités pièce par pièce, mais sous forme de recueils qui permettent de regrouper par exemple dans un même ensemble des publications promotionnelles, éphémères telles que les horaires, les tarifs, les programmes de spectacle, ce qui a pour effet de biaiser certaines statistiques. Enfin, on constatera que chaque type de support requiert des unités de mesure spécifiques (on ne compte pas les sites Web comme on compte des livres) qui rendent impossible l’agrégation de toutes ces données, au risque d’en perdre le sens : c’est pour cette raison que la publication est organisée par type de support, dans l’ordre dans lequel ils figurent au sein du Code du Patrimoine, qui gouverne les principes et l’application du dépôt légal.

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