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Photographie. De la limitation des facultés du photojournalisme culturel et artistique.

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Arnaud Robert, « Dans les festivals, la photo de presse menacée », Le Temps, 25 juillet 2015.

« Les restrictions de plus en plus sévères imposées aux photographes de musique ne permettent plus à ces acteurs fondamentaux de la mémoire culturelle en Suisse de faire leur travail. On pourrait croire que la photographie de presse ne mérite d’être défendue que lorsqu’il s’agit d’enquêtes dangereuses ou de champs de bataille. Mais cet été, au Montreux Jazz et à Paléo, les restrictions de plus en plus sévères imposées aux photographes de musique ne permettent plus à ces acteurs fondamentaux de la mémoire culturelle en Suisse de faire leur travail. Accès interdit aux agences lors des concerts de Johnny Hallyday ou de Ben Harper, contrats de cession des droits farfelus imposés aux reporters, retouches par logiciel Photoshop sur l’image fournie à la presse après le concert de Lady Gaga et Tony Bennett à Montreux : la volonté de contrôle total de la part des agents des artistes traduit un mépris renouvelé pour la liberté d’informer. En parallèle, les concerts sont aujourd’hui immortalisés par des milliers de spectateurs munis d’appareils de plus en plus performants – leurs souvenirs étant immédiatement partagés sur les réseaux sociaux. Et cette inflation d’images amateurs rend encore plus dérisoire la mise en cage des professionnels, condamnés souvent à prendre au téléobjectif, à plusieurs dizaines de mètres de distance, un artiste dont le mauvais profil est par ailleurs visible en un clic sur Internet… ».

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Cécilia Sanchez, « Photographe de concert, bonjour la galère », Télérama, 29 juillet 2015.

« Le contrôle de l’image est devenu une obsession pour les artistes. Entravés par des contrats, menacés par des gros bras, les photographes voient leur liberté se réduire comme peau de chagrin. Et l’information se muer en communication.
« Les photographes ne sont plus libres de faire leur métier », assène le communiqué. La raison du coup de gueule du syndicat suisse des journalistes Impressum ? Le concert de Johnny Hallyday, le 23 juillet, au Paléo Festival de Nyon(Suisse), explique la Tribune de Genève. Les photographes accrédités ont appris le jour même qu’ils ne l’étaient plus – seul le photographe officiel du festival étant admis.
Pour se justifier, le management a mis en cause la dangerosité des effets pyrotechniques sur scène. « C’était seulement une excuse, car ils n’ont été utilisés qu’à la fin du concert »,explique Philippe Maeder, photographe professionnel et président de la section photographie d’Impressum. Le syndicat dénonce une « dérive visant à contrôler de plus en plus le travail des médias ». Finalement, cédant aux photographes en colère, le Paléo a autorisé certains professionnels à prendre des clichés depuis une nacelle accolée à la régie. « Mais loin de la scène et derrière le public, ce qui les a empêché de faire leur travail », dénonce Philippe Maeder. « Alors que depuis la fosse, le public peut prendre de très bonnes photos avec un iPhone. D’ailleurs, elles étaient en ligne sur les réseaux sociaux cinq minutes après le début du concert. »

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