Accueil du site > Veille éditoriale > Andrew T Kenyon, Defamation : Comparative Law and Practice, Routledge, (...)

Veille éditoriale

Le Cercle Français de Droit des Médias et de la Culture signale volontiers en ces pages des études et des réflexions portant sur l’audiovisuel, le cinéma, l’internet et le multimédia, la Presse et le journalisme, les biens culturels et la propriété intellectuelle, les arts, les spectacles, la police des discours, etc.

Andrew T Kenyon, Defamation : Comparative Law and Practice, Routledge, 2007.

Version imprimable de cet article Version imprimable envoyer l'article par mail envoyer par mail

Andrew T. Kenyon, professeur de droit à l’Université de Melbourne et directeur de la prestigieuse Media & Arts Law Review signe ici une recherche roborative sur le droit de la diffamation au Royaume-Uni, en Australie, aux États-Unis (et même dans certains autres États du Commonwealth). Deux enjeux principaux articulent le travail de l’auteur : la question de l’établissement de la signification du discours litigieux dans le contentieux de la diffamation ; la question des privilèges et des immunités susceptibles d’être appliqués à des discours hypothétiquement diffamatoires lorsque ces discours ont eu un organe de presse ou un média audiovisuel pour support. L’ouvrage rend compte des évolutions intervenues depuis les années 1990 dans la plupart des droits étudiés. Il donne à voir un certain nombre de ressources argumentatives singulières admises ici ou là (voir par exemple le chapitre 9, à propos du Lucas-Box pleading ou le Polly Peck pleading). Le livre d’A. Kenyon donne encore à voir l’importance de la recherche universitaire sur la diffamation dans les pays « anglo-saxons », une recherche constamment irriguée par la sollicitation des sciences sociales en général et des méthodes qualitatives et quantitatives en particulier (voir les dix pages de l’annexe analytique de la méthode de recherche ainsi que la table des arrêts analysés).

29 août 2014.