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Collectif, Philosophie juridique du journalisme. La liberté d’expression journalistique en Europe et en Amérique du Nord, Mare et Martin, coll. Libertés, Auteurs et Médias, 2011.

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Cet ouvrage est le prolongement éditorial d’une réflexion initiée par l’Association française de droit des médias et de la culture sur la question suivante : y a-t-il un statut particulier du journalisme au sein de la liberté d’expression ? A l’examen, il apparaît que répondre à cette question est pour le moins difficile, surtout si l’on tient compte de la faible exigibilité juridique de tout discours allégorique en matière de liberté d’expression en général et de liberté d’expression journalistique en particulier.

Les juristes réunis dans ce volume ne sous-estiment pas non plus : la très grande variété des objets journalistiques (l’économie, les faits divers, le sport, la vie mondaine, la culture, la science, etc.) au-delà du prestige symbolique et de la légitimité particulière attachés à certains faits sociaux (la politique) ; la très grande diversité des pratiques et des genres journalistiques (le récit, l’éditorial, le commentaire, l’interview, etc.) ; la concurrence entre « journalistes professionnels » au sens de la loi et « rédacteurs amateurs » ; l’inscription de ces pratiques dans des cultures nationales ; la forte structuration de ces pratiques par des représentations et des mythologies professionnelles. Toutes choses qu’il est difficile de réduire, comme le fait la Cour européenne des droits de l’Homme, à une définition formelle du journalisme comme activité consistant « simplement » à « informer sur des faits ou des opinions et des idées qui ont cours à un moment donné » (...).

Le matériau choisi pour cette connaissance juridique du journalisme est constitué principalement des élaborations des juges ou de quasi-juridictions (les conseils de presse ou de déontologie du Québec, du Royaume-Uni ou de l’Italie). Ce choix est dicté par la souveraineté du droit et la tension subséquente entre la préséance des juges (instances « déontologiques » comprises) dans l’État de droit et la centralité du journalisme dans la démocratie. Dans un grand nombre de cas en effet (secret des sources, diffamation, droit au respect de la vie privée, droit à l’image, droit au respect des croyances religieuses, secrets légaux, etc.), le juge a la redoutable tâche d’objectiver sa décision – ou, plus exactement, d’éprouver un discours objectiviste – au terme d’une « balance des intérêts » en présence qui est tout sauf « scientifique » compte tenu des nombreux standards juridiques qui structurent le droit de la liberté d’expression.

Mots clés : Balance des intérêts – Blogs – Blogueur – Bonne foi – Carte de presse – Censure – Code de déontologie (France, Italie, Québec, Royaume-Uni) – Commission Frappat – Conseil de la presse (Québec) – Convention européenne des droits de l’Homme – Daniel Pearl Freedom of the Press Act – Droit au respect de la vie privée – Normes déotologiques et responsabilité civileou pénale – Encyclopédies en ligne participatives – Floyd Abrams – Forums de discussion – Free Flow of Information ActGonzo JournalismIcelandic Modern Media Initiative (IMMI) – Intérêt général – Intérêt public de la publication – Internet – Journaliste professionel/Rédacteur amateur – Literary JournalismLois boucliers (Shield laws) – Narrative JournalismNew Journalism – Ordre professionnel des journalistes (Italie) – Premier AmendementPress Complaints CommissionPrivacy Protection Act – Secret des sources des journalistes – Sites Web – Standard juridique – Strategic Lawsuit Against Public Participation (SLAPP) – Tweets – Yellow Journalism.

ISBN-13 : 978-2849340769