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Veille éditoriale

Le Cercle Français de Droit des Médias et de la Culture signale volontiers en ces pages des études et des réflexions portant sur l’audiovisuel, le cinéma, l’internet et le multimédia, la Presse et le journalisme, les biens culturels et la propriété intellectuelle, les arts, les spectacles, la police des discours, etc.

Jacqueline Hoareau-Dodinau, Guillaume Métairie (dir.), L’offense. Du « torrent de boue » à l’offense au chef de l’État, Presses universitaires de Limoges, 2010.

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La notion d’offense est très mouvante, selon les époques, les lieux, les sociétés, les contextes juridiques ; le présent ouvrage a pour objet de s’interroger sur le traitement qu’on lui réserve à telle période, en tel endroit, sur tel ou tel fondement, selon telle ou telle forme. Faut-il à proprement parler venger l’offense, et dans ce cas entrer dans le cycle ininterrompu des vindictes de toutes sortes ? Faut-il plus particulièrement laver l’affront ? De préférence dans le sang, dont les vertus détergentes nous paraissent aujourd’hui sujettes à caution, mais qui ont inquiété, à maintes reprises, le pouvoir politique de l’ancienne France. Faut-il plus sobrement et civilement réparer le faux pas, comme l’enseignent les usages d’un XIXe siècle victorien ? Faut-il enfin punir, ou faire punir par voie judiciaire, en condamnant l’offenseur à payer des dommages et intérêts à l’offensé au terme de procès en diffamation ? Comment enfin traiter cette offense particulière qu’est l’offense à Dieu ? Comment la définir, l’inscrire dans le droit laïc ? Aujourd’hui encore, certains États répriment le blasphème ou l’injure à caractère religieux ; cependant, dans un cadre démocratique, il importe de concilier libertés d’opinion et de conscience ; la jurisprudence de la Cour européenne des Droits de l’homme en témoigne en mesurant ses décisions à l’aune des spécificités nationales (PDE).