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Veille éditoriale

Le Cercle Français de Droit des Médias et de la Culture signale volontiers en ces pages des études et des réflexions portant sur l’audiovisuel, le cinéma, l’internet et le multimédia, la Presse et le journalisme, les biens culturels et la propriété intellectuelle, les arts, les spectacles, la police des discours, etc.

Marie-Françoise Quignard et Raymond-Josué Seckel (dir.), Éros au secret. L’Enfer de la bibliothèque , BNF, 2007, 464 p.

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L’Enfer de la Bibliothèque, cette invention de la première moitié du XIXe siècle, rassemble seulement les ouvrages que la morale réprouve, ceux que l’on dit contraires aux bonnes mœurs. Pas de livres politiquement ou religieusement dangereux. Rien que des livres qui mettent le feu aux joues. Rien que des images lascives et déshonnêtes.
Prendre comme fil conducteur l’histoire et même la préhistoire de l’Enfer est le moyen le plus sûr d’entrer dans la littérature telle qu’on ne l’a pas apprise ; de se perdre dans un monde imaginaire où les personnages obéissent à toutes les fantaisies du désir ; d’accéder à l’excessif de la parole pamphlétaire ; de s’engager dans le monde des éditeurs clandestins ; de faire la part belle aux premières manifestations de la photographie, où l’obscénité n’est pas absente ; de présenter un ensemble d’estampes et de livres japonais entré à la Bibliothèque grâce à la générosité des premiers collectionneurs occidentaux et de suivre avec intérêt l’ultime enquête à laquelle invite le diplomate et sinologue hollandais Robert Van Gulik.
L’Enfer, c’est aussi l’occasion de se pencher sur quelques grandes figures qui marquent la littérature : Sade, Appolinaire, Louÿs, Bataille, Genet, Guyotat, chacun intensément ; et de s’interroger peut-être sur le secret.

[Présentation de l’éditeur]