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Veille éditoriale

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Neil Postman, Se distraire à en mourir, Nova Éditions, 2010.

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« Enfin. On l’attendait depuis vingt-cinq ans. Car l’ouvrage essentiel, le livre majeur que vous tenez entre les mains, paru en anglais en 1985, traduit en français en 1986, était depuis épuisé dans notre langue. Or le voici. Le livre n’a pas eu très bonne presse. Il a gêné beaucoup, on en a peu parlé. On l’avait oublié. Il avait trop d’ennemis. Il parle de la télévision. »

Michel Rocard (préf.) :

« L’esprit d’une culture peut se flétrir de deux manières. Dans la première - celle d’Orwell -, la culture devient une prison. Dans la seconde, celle de Huxley la culture devient une caricature. (...) Huxley nous enseigne qu’à une époque de technologie avancée, la dévastation spirituelle risque davantage de venir d’un ennemi au visage souriant que d’un ennemi qui inspire les soupçons et la haine. C’est nous qui avons les yeux sur lui, de notre plein gré. Nul besoin de tyran, ni de grilles, ni de ministre de la Vérité. Quand une population devient folle de fadaises, quand la vie culturelle prend la forme d’une ronde perpétuelle de divertissements, quand les conversations publiques sérieuses deviennent des sortes de babillages, quand, en bref, un peuple devient un auditoire et les affaires publiques un vaudeville, la nation court tut grand risque : la mort de la culture la menace » (PDE).